Frequently Asked Questions # 1 : 
... Et ma santé ?

 

Pourquoi la cigarette électronique n'est-elle pas reconnue comme un moyen de sevrage tabagique ?

Eh bien pour une raison toute simple : ce n'en est pas un. Certes, beaucoup de vapoteurs ont remplacé la cigarette traditionnelle par la "vape", satisfaits par la nicotine délivrée par la cigarette électronique.

Mais justement parce qu'elles contiennent de la nicotine, comme pour la cigarette classique, consommer des cigarettes électroniques peut induire (ou laisser perdurer, dans le cas des ex-fumeurs), une dépendance primaire.

On ne peut donc pas parler de sevrage, puisque l'ex-fumeur n'est sevré d'aucun des facteurs de sa dépendance. (A contrario, le patch, par exemple, permet de se sevrer du geste sans manque physique grâce à la nicotine qu'il contient, puis dans un deuxième temps de se sevrer de la nicotine en diminuant progressivement les doses administrées)

Plutôt qu'un moyen de sevrage tabagique, il faut donc considérer la cigarette électronique une alternative,  une alternative extrêmement intéressante parce qu'elle est, dans l'état actuel des connaissances, infiniment plus saine... et surtout terriblement agréable !

Bref, si vous souhaitez fumer différemment, en évitant les dangers de la cigarette tueuse, choisissez la cigarette électronique, vapotez au lieu de fumer. Quand, au bout de quelques semaines, vous aurez retrouvé le souffle, l'odorat, le goût, une meilleure qualité de peau, un environnement plus propre, débarrassé de cendres et d'odeurs... et sans prendre de poids, alors vous vous comprendrez pleinement le sens de "solution alternative".

Si en revanche vous souhaitez soigner votre dépendance tabagique, consultez un médecin ou un tabacologue.

 

Mais, j'ai entendu dire que certains ingrédients contenus dans les liquides de recharge pouvaient être dangereux... ?

En effet, il se dit beaucoup de choses sur les liquides et leurs ingrédients, et si certaines réserves sont justifiées, d'autres affirmations sont totalement fantaisistes, voire volontairement mensongères...
... Il faut croire que l'arrivée sur le marché d'une alternative à la cigarette "tueuse" ne fait pas plaisir à tout le monde !

Ce que contiennent réellement les e-liquides...

Les e-liquides contiennent du propylène glycol, de la glycérine végétale, de la nicotine, des arômes alimentaires, et éventuellement, en petite quantité (3 à 5%) de l'alcool et de l'eau purifiée. C'est tout.

...et ce qui est vrai... ou pas :

Oui, les e-liquides contiennent de la nicotine, exactement comme les cigarettes (dans des quantités similaires, voire moindres), et la nicotine n'est pas un produit anodin. Nous vous invitons à ce sujet à lire notre "avertissement concernant les produits nicotinés".

Oui, certains liquides peuvent contenir du diacétyle. Si les liquides  que nous vendons sont garantis sans diacétyle, c'est parce que le diacétyle (ou arôme artificiel de beurre) est un ingrédient inoffensif lorsqu'il est avalé mais qui peut, s'il est inhalé à fortes doses, induire des maladies graves des bronches.
Bien qu'il n'ait été utilisé qu'en quantités infimes (comme composant d'arôme), la majorité des fabricants a exclu les arômes contenant du diacétyle, mais en l'absence de précisions claires sur la composition de certains e-liquides, soyez prudent.

Oui, tous les e-liquides ou presque contiennent du Propylène Glycol... et non, le propylène glycol  (ou PG)  n'est pas un produit dangereux ou toxique ou produisant des effets quelconques.

Vous même consommez du propylène glycol quasi-quotidiennement depuis votre naissance :  le PG est présent dans tous les arômes alimentaires, et il est notamment utilisé dans la plupart des médicaments, dont des sirops contre la toux, des pulvérisateurs contre les infections nasales... Il est par ailleurs utilisé comme additif  de la base aqueuse des inhalateurs et des nébuliseurs pour l'asthme depuis les années 1950, sans effets secondaires connus (consultez ici la liste Vidal des médicaments sur base de propylène glycol)

Il existe des rumeurs au sujet de la dangerosité du Propylène Glycol : elles sont  largement alimentées par des mensonges et des contre-sens.
L'origine de ces rumeurs s'explique sans doute par l'absence d'étude spécifique portant sur l'inhalation régulière du propylène glycol : utilisé massivement depuis des décennies sans problème, le propylène glycol a reçu un agrément GRAS (Generally Recognised As Safe) et les produits ainsi classifiés, de par leur innocuité avérée, ne font pas l'objet d'études spécifiques, tout simplement parce que cela ne semble pas nécessaire.

Les seules études "standards" réalisées sur le PG l'ont été sur des animaux, ou dans le cadre de la médecine du travail. Toutes concluent à la non-toxicité du PG, y compris quand il est inhalé. Les études sur les animaux précisent que les résultats sont raisonnablement applicables à l'homme. Les études de la médecine du travail sont réalisées en conditions extrêmes, pour déterminer les conduites à tenir en cas d'exposition accidentelle massive ou à durée prolongée des personnels travaillant  quotidiennement en contact avec le propylène glycol.

Vous pourrez entendre que le propylène glycol est un antigel : c'est vrai... tout comme le sel !  il est certes un peu plus cher que les antigels traditionnels, mais c'est  le seul  autorisé pour les machines destinées à être au contact de denrées alimentaires (réfrigérateurs de boucherie, par exemple).

Vous pourrez entendez que le propylène glycol est un produit potentiellement irritant : Les études de toxicité expérimentale de la médecine du travail révèlent qu'à doses élevées, le PG peut se révéler irritant sans séquelle... pour les yeux, mais pas pour la peau. Les mêmes études expérimentales concluent à une non toxicité du PG inhalé. Pour parallèle, vous pouvez respirer des heures un parfum dont une goutte vous irriterait sévèrement les yeux. Dans un de ses tous premiers communiqués relatifs à la cigarette électronique, l'Afssaps avait appliqué le principe de précaution en rappelant, sans précision, cette caractéristique potentielle du PG, ce qui a sans doute été à l'origine de rumeurs plus exagérées. Quatre ans plus tard, le discours de l'Afssaps a plus de recul : dans son tout récent communiqué du 30  mai 2011, l'agence affirme qu'aucun effet indésirable ou cas d'intoxication n'ont été rapportés suite à l'inhalation très régulière du propylène glycol avec la cigarette électronique.

Vous pourrez entendre que le PG est allergène, rend stérile, aveugle, peut causer des tachycardies,  ou est cancérigène... C'est faux. Certains des messages alarmistes qui alimentent la rumeur vont même jusqu'à citer ou reproduire des analyses toxico-cinétiques effrayantes : elles sont mensongères, les analyses présentées sont celles d'un autre produit, l'Éthylène Glycol.

Vous pourrez entendre enfin que la cigarette électronique est un produit nouveau, et que, même si les produits utilisés sont  déclarés inoffensifs, depuis des décennies,  il n'y a pas d'étude spécifique à long terme : c'est tout à fait vrai, comme nous le précisons plus haut. La cigarette électronique existe depuis 2004 et n'a commencé à se généraliser qu'à partir de 2006, le recul dont nous disposons quant à son utilisation régulière n'est donc que de 5 ans sans aucun problème rapporté. Cela est largement supérieur à la majorité des études cliniques, et porte sur un nombre d'utilisateurs en constant accroissement, cependant il faudra encore quelques années avant de pouvoir prouver son innocuité à très long terme. Néanmoins, entre une cigarette "tueuse" avérée mortelle pour  plus de 50% des fumeurs, et une alternative à priori sans danger, mais avec un recul moins probant... notre choix est vite fait !

 

Mais... pourquoi mettre de la nicotine dans les liquides ?

La cigarette électronique n'est pas recommandée pour les non-fumeurs, pour lesquels, même sans nicotine, elle pourrait induire une dépendance au simple "geste" de fumer.

En revanche, pour les fumeurs qui souhaiteraient remplacer "la tueuse" par un plaisir analogue beaucoup plus sain, la nicotine est un élément indispensable. Au-delà même de la dépendance primaire qu'elle satisfait, la nicotine condense les seuls plaisirs physiques réels de la cigarette : c'est elle qui provoque le "hit", cette contraction si agréable de la trachée au passage de la fumée, et qui fait naître le sentiment de bien-être  instantané caractéristique de la première bouffée d'une cigarette. Son effet est quasi immédiat : en 7 à 9 secondes, elle augmente le taux de dopamine, ce qui provoque une agréable sensation de stimulation intellectuelle, et favorise ce sentiment de bien-être.
...Quant au goût du tabac fumé,  il n'est que la preuve que l'on s'habitue au pire : souvenez vous sincèrement de votre première cigarette !

Si la nicotine est un produit dangereux à forte dose*, qu'il convient d'utiliser avec précautions, elle est en revanche rapidement éliminée par l'organisme sans y laisser de traces, et surtout, elle n'est pas cancérigène.

 

Si je vapote au lieu de fumer, qu'est ce qui change, concrètement  ?

Eh bien... si vous remplacez totalement le tabac par la cigarette électronique, vous retrouvez, beaucoup plus vite que vous ne l'imaginez, du souffle, le goût, l'odorat, une meilleure forme, une peau plus nette... bref, vous prenez pleinement conscience des méfaits quotidiens du tabac fumé, y compris dans des détails que vous ne soupçonniez pas.
Bien sûr, cela peut passer par une phase transitoire (rapide heureusement)  exactement identique à celle que l'on retrouve chez tous ceux qui arrêtent de fumer : votre corps "se purge", il se peut donc que vous toussiez plus que de coutume, que vous fassiez une crise acnéique, constatiez une sensibilité accrue des gencives... cette phase est normale, elle dure trois à quatre semaines maximum.
En revanche, si vous vapotez des cigarettes électroniques nicotinées, vous ne prenez pas de poids : d'une part, c'est la nicotine qui a des propriétés anorexigènes, et d'autre part, en l'absence de sevrage physique, vous n'éprouvez pas le besoin de compenser par le grignotage, comme dans un sevrage tabagique total.

 

Qu'en pensent les médecins et les chercheurs ?

Les avis sont partagés : certains s'alignent sur les recommandations de l'OMS et de l'Afssaps qui, considérant que la cigarette électronique n'est pas un moyen de sevrage tabagique, en découragent l'usage et préconisent l'arrêt total du tabac grâce à des moyens de sevrages médicaux, d'autres au contraire critiquent ouvertement les administrations publiques et les autorités sanitaires, constatant leurs conflits d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique. (source wikipédia)
Nous avons tendance à penser qu'effectivement, la cigarette électronique n'est pas un moyen de sevrage... mais qu'elle est une alternative infiniment préférable à la cigarette tueuse, et que la condamner purement et simplement relève de la même démarche que condamner le préservatif en arguant l'abstinence comme seul moyen de lutte acceptable contre le sida.... mais, sans doute avons nous souvent des avis extrémistes ;-) ...